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Tsunami possible dans l'Atlantique et dans le grand-nord d'haiti

01/08/2013 20:21

Tsunami possible dans l'Atlantique

Les sismologues décryptent les grands séismes historiques et évaluent les contraintes aux frontières de plaques. Ainsi ils estiment les risques de tsunami, dans l'océan Atlantique

Les zones de subduction – où une plaque lithosphérique plonge sous une autre – sont les régions les plus susceptibles de produire de grands tsunamis. Très actives sismiquement, ce sont pour la plupart des régions marines, et des séismes de magnitude supérieure à 8 provoqueraient des mouvements verticaux du fond marin supérieurs au mètre. La géométrie continue et régulière de ces limites de plaques favorise les grands séismes et facilite la propagation des ruptures sur plusieurs centaines de kilomètres.

Quelles sont les zones de subduction à risque dans un avenir proche ? De nombreux paramètres entrent en jeu : la vitesse de convergence des plaques, la densité de la plaque qui s'enfonce (dépendant de son âge), la date du dernier séisme… Cette dernière est souvent inconnue ; la durée du cycle de rupture d'une faille peut dépasser la période historique. Dans une région de tectonique active où aucun grand séisme n'a été enregistré de mémoire d'homme, comment savoir si le risque est faible ou élevé ? Quand les plaques glissent en continu l'une sur l'autre, sans blocage, la roche n'accumule pas de déformation élastique (on dit qu'il n'y a pas de chargement), et un futur grand séisme est improbable. Au contraire, si la faille est bloquée, en fin de cycle, le maximum de contraintes qu'elle peut supporter est atteint, et un futur grand séisme est proche.

Previsions de Tsunami en Haiti

Les études géologiques en Haïti ont permis d'identifier deux principales zones de failles susceptibles de générer des séismes. Une première se trouve en mer le long de la côte nord. Il s’agit d’une faille de direction est-ouest, qui se prolonge à terre dans la vallée du Cibao en République Dominicaine. Une seconde traverse la Presqu'île du Sud d'Haïti de Tiburon à l’ouest jusqu’au Port-au-Prince, qu’elle traverse, et se poursuit vers l’est dans la vallée d’Enriquillo en République Dominicaine.

Les menaces sismiques en Haïti

La republique d'haiti et la republique dominicaine sont situées sur une zone de faille tectonique majeure séparant les plaques Caraïbe et Amérique du Nord. Ces deux plaques coulissent l’une par rapport à une vitesse de 2 cm/an. Ce mouvement est accompagné de déformations de la croûte terrestre, qui se manifestent sous la forme de séismes.

Comme dans la plupart des régions sismiquement actives du globe, les séismes majeurs, capables d’engendrer des dégâts significatifs, ne sont pas courants en Haïti. On sait cependant que chacun des siècles passes a été marque par au moins un séisme majeur en Hispaniola : destruction de Port au Prince en 1751 et 1771, destruction de Cap Haïtien en 1842, séismes de 1887 et 1904 dans le nord du pays avec dégâts majeurs à Port de Paix et Cap Haïtien, séisme de 1946 dans le nord-est de la République Dominicaine accompagné d’un tsunami dans la région de Nagua. Il y a eu des séismes majeurs en Haïti, il y aura donc des séismes majeurs dans le futur à l’échelle de quelques dizaines ou de la centaine d’années : c’est une évidence scientifique.

Les études géologiques en Haïti ont permis d'identifier deux principales zones de failles susceptibles de générer des séismes. Une première se trouve en mer le long de la côte nord. Il s’agit d’une faille de direction est-ouest, qui se prolonge à terre dans la vallée du Cibao en République Dominicaine. Une seconde traverse la Presqu'île du Sud d'Haïti de Tiburon à l’ouest jusqu’au Port-au-Prince, qu’elle traverse, et se poursuit vers l’est dans la vallée d’Enriquillo en République Dominicaine.

Comme dans la plupart des régions sismiquement actives du globe, les séismes majeurs, capables d’engendrer des dégâts significatifs, ne sont pas courants en Haïti. On sait cependant que chacun des siècles passés a été marqué par au moins un séisme majeur en Hispaniola : destruction de Port au Prince en 1751 et 1771, destruction de Cap Haïtien en 1842, séismes de 1887 et 1904 dans le nord du pays avec dégâts majeurs à Port de Paix et Cap Haïtien, séisme de 1946 dans le nord-est de la République Dominicaine accompagné d’un tsunami dans la région de Nagua. Il y a eu des séismes majeurs en Haïti, il y aura donc des séismes majeurs dans le futur à l’échelle de quelques dizaines ou de la centaine d’années : c’est une évidence scientifique.

Les études géologiques en Haïti ont permis d'identifier deux principales zones de failles susceptibles de générer des séismes. Une première se trouve en mer le long de la côte nord. Il s’agit d’une faille de direction est-ouest, qui se prolonge à terre dans la vallée du Cibao en République Dominicaine. Une seconde traverse la Presqu'île du Sud d'Haïti de Tiburon à l’ouest jusqu’au Port-au-Prince, qu’elle traverse, et se poursuit vers l’est dans la vallée d’Enriquillo en République Dominicaine.

Si la science ne permet pas encore de prédire l'occurrence de ces séismes, elle permet néanmoins de prévenir leurs effets par une meilleure connaissance des phénomènes physiques en jeu et un transfert de ces connaissances vers les structures chargées de la planification et de l'aménagement du territoire. Cette page a été préparée justement en vue de diffuser le plus d'informations possibles sur ces phénomènes afin d'aider dans la mesure du possible à réduire les risques liés à ces mouvements majeurs de l'écorce terrestre.

Le risque sismique en Haïti

Les quelques données disponibles sur la sismicité en Haïti indiquent que ce pays est susceptible d’être affecté, à l’échelle de quelques dizaines d’années ou moins, par des séismes de magnitude 7 à 8.

Un séisme d’une telle magnitude est possible sur la faille qui traverse Port-au-Prince et la faille qui longe la côte nord.

La vulnérabilité est aussi flagrante dans la deuxième ville du pays où l’aléa sismique et le risque de tsunami sont assez élevés. En effet, le séisme du 7 au 10 mai 1842 de magnitude 6.9 (intensité IX), a eu à provoquer la destruction du Cap avec 5000 tués sur 10.000 habitants. Le palais de Sans Souci et la Citadelle Laferrière ont été endommagés à Milot. Il y a eu un tsunami à Port-au-Prince et 5 mètres d’eau ont été enregistrés à Port-de Paix. Depuis lors, la population de la ville du Cap-Haïtien est passée de 20.000,00 habitants en 1910 à 111.094,00 habitants en 2003 avec tous les problèmes de bidonvillisation et des perspectives de risque de glissement de terrain à l’entrée de la ville. Quant aux communes du Cap-Haïtien et de Port-de-Paix, leur population est estimée respectivement par l’IHSI en 2003 à 186.251,00 habitants et à 120.267,00 habitants.

Si des mesures urgentes doivent être entreprises pour arriver à une meilleure maîtrise de l’aléa sismique en Haïti, il est tout aussi nécessaire de définir parallèlement une stratégie visant à atténuer le risque sismique. Nous ne pouvons pas empêcher un tremblement de terre de se produire, car c’est un phénomène naturel. Par contre, sur la base des données fournies par l’évaluation de l’aléa, nous pouvons limiter les dégâts, atténuer les impacts en réduisant la vulnérabilité de la population. En conséquence, la prévision et la prévention du risque passent par deux axes stratégiques prioritaires :

1. La prise de conscience et l’éducation du public et des Institutions.

2. L’application de normes para-sismiques dans la construction.

Prise de conscience et d'éducation civique

Il s’agit là d’une action de prévention fondamentale consistant à faire prendre conscience à la population et aux décideurs haïtiens de la réalité de la menace sismique et des moyens de s’en protéger, car prévenir vaut mieux que guérir. Ceci pourrait se concrétiser par :

la distribution d’affiches d’explication sur la menace sismique, par radio, tele, eglise, ecole, la conduite à tenir en cas de séismes et de tsunamis et les gestes élémentaires de prévention d’explication sur la conduite à tenir en cas de séisme ou de tsunami et les gestes élémentaires de prévention ;

l’organisation de cycle de séminaire dans les écoles primaires et secondaires à l’échelle nationale, incluyant des exercices de simulation ;

l’organisation de cycle de séminaire auprès des groupements communautaires, eglises, ecoles.

Cette expédition a révélé et précisé la position de nombreuses autres failles normales sous-marines. Certaines d'entre elles sont longues d'une cinquantaine de kilomètres : si elles viennent à casser d'un coup, la magnitude dépasserait 7, et des tsunamis importants seraient à craindre jusqu'à une centaine de kilomètres de distance.

Un projet équivalent est en cours de discussion pour les Caraïbes, et plusieurs projets européens envisagent la surveillance en temps réel de la Méditerranée. Cependant, aux Caraïbes comme en Méditerranée, les sources sismiques sont proches des côtes. Les solutions d'alarmes opérationnelles devront être adaptées et améliorées : plus d'un quart d'heure est actuellement nécessaire pour valider les pré-alertes sismiques, combiner ces informations avec les mesures des marégraphes, et envoyer un bulletin aux autorités compétentes lesquelles mettront aussi du temps pour alerter et évacuer les zones menacées. L'utilisation de tsunamimètre semble être une bonne solution pour améliorer l'alerte. Cet instrument détecte les vagues quelle que soit l'origine du tsunami (séisme ou effondrement de volcan).

On pourrait imaginer des systèmes automatiques, plus rapides, qui seraient connectés directement aux réseaux sismiques et marégraphiques. Les populations côtières seraient alertées sans intermédiaire humain, par sirène, radio, portable… Cependant, il est difficile d'assurer la fiabilité parfaite de tels systèmes automatiques.

Enfin, la mise en place d'un système d'alerte ne sera efficace que si la population n'est pas éduquée.Malgre toutes les informations en theme de precautions diffusees a tort et a travers sur les antennes de Balade FM a Port-de-Paix emettant sur tout le departement du Nord-Ouest et au dela, a travers les emissions ""Baladoiscope"" et ""La ronde sur les ondes"" les autorites concernees n'ont rien fait en theme d'education sociale pour aider la population a se proteger au cas ou ce catastrophe arrive. Donc l'avenir dira le reste.....

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